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Notes

Budget 2016: les 10 méprises libérales du gouvernement

La désespérance sociale s’étend en France. 6,5 millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi[1], soit 1,2 million de plus qu’en mai 2012. Le quinquennat de Hollande devait être celui du changement, il sera celui de l’enlisement dans la crise et la stagnation. Alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas, le gouvernement s’acharne à la prolonger et même à la durcir.

Les projets de loi de finances 2016 (PLF pour l’État et PLFSS pour la Sécurité sociale) témoignent de cet entêtement. Ils reposent sur dix grandes méprises libérales.

1.   L’austérité budgétaire est durcie alors que la dépense publique n’a jamais été aussi précieuse

Le gouvernement ayant en charge l’intérêt général de la société, il devrait en permanence faire œuvre de pédagogie sur l’utilité des services publics (éducation, routes, culture, recherche, sécurité…), des prestations sociales (retraite, santé, famille…) et des prélèvements nécessaires pour les assurer. Aux antipodes de cette attitude, le gouvernement actuel ne cesse de fustiger l’impôt et la dépense publique.

Ceci est d’autant plus irresponsable que nous vivons encore dans le prolongement de la grande crise ouverte en 2008. Celle-ci s’est traduite par un effondrement de la demande privée. Pour y faire face la dépense publique a été extrêmement précieuse. En France, comme ailleurs, elle a permis d’éviter le plongeon dans la dépression. De 2008 à 2014, le PIB n’a augmenté que de 2 % (en volume[1]), soit 41,5 milliards d’euros. C’est essentiellement dû à la dépense publique : sans elle l’activité se serait effondrée (cf. graphique).

Depuis 2008, l’investissement a chuté de 32 milliards (dont 22 pour l’investissement immobilier des ménages). La consommation a « sauvé » la France de la dépression. Et dans cette consommation, la dépense publique a joué un rôle majeur : +45,5 milliards pour la seule consommation de services publics (éducation, santé…) à laquelle il convient d’ajouter les prestations sociales en espèces (retraite, allocations familiales, de chômage, RSA…) sans lesquelles la consommation des ménages n’aurait pas augmenté (+32 milliards en volume). Ces prestations ont en effet augmenté de 82 milliards (en valeur) de 2008 à 2014, alors que les salaires nets n’augmentaient que de 58 milliards[2]..........




[1] Les évolutions (ici en milliards d’euros 2010) sont présentées en volume dans cette note (sauf mention contraire).

[2] L’effet de ces hausses des prestations et salaires (140 milliards au total) a été en partie annulé par les hausses d’impôts (35 milliards, cf. infra), de sorte que la consommation des ménages a augmenté beaucoup moins (72 milliards, en valeur).

[1] 3,8 millions en catégorie A (le chômage « officiel »), 1,9 en activité réduite (cat. B et C), 700 000 en stage, formation, emplois aidés… (cat. D et E) (données septembre 2015, DOM compris)

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